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FLUNCH : le mauvais élève


Depuis 2018, les entreprises sont obligées de publier leur indice "Égalité Hommes/Femmes". Cet indicateur, mis en place par le gouvernement, permet d'avoir une vision de la politique "Égalité professionnelle".

Après une analyse de plusieurs thèmes, il en ressort une note sur 100 et le minimum à atteindre est 75.

L'an dernier, pour son premier calcul, Flunch se glorifiait d'avoir atteint la note de 79. Alors qu’une entreprise comme Sodexo avait obtenu une note de 99.

La CFDT avait averti qu'il n'y avait pas de quoi se pavaner et qu'il fallait plus d'efforts, surtout dans les domaines où nous étions pénalisés, à savoir les augmentations au retour du congé de maternité et la part de femmes dans les 10 plus hauts salaires.

Le rapport de cette année met en avant les mêmes manquements, et comme certains écarts se creusent, la note est de 74.


Cette note est très mauvaise et place Flunch dans le peloton de queue des entreprises puisque la moyenne est de 87, de plus Flunch est une des rares entreprises à avoir une note plus basse que la première année.


La loi prévoit dans ce cas la publication d'un rapport concernant les actions correctives, mais Flunch n'a rien publié.


En cas d'index inférieur à 75 points, l'entreprise doit mettre en place des mesures correctives pour atteindre au moins 75 points dans un délai de 3 ans. Ces mesures doivent être définies dans le cadre de la négociation obligatoire sur l'égalité professionnelle, ou, à défaut d'accord, par décision unilatérale de l'employeur et après consultation du CSE.


En cas de non-publication de son index, de non mis en œuvre de mesures correctives ou d'inefficience de celles-ci, l'entreprise s'expose à une pénalité financière pouvant aller jusqu'à 1 % de sa masse salariale annuelle.

Lors du dernier CSEC, la question a été posée par la CFDT.

Depuis des années, on entend les mêmes réponses : "Je viens d'arriver… je n'étais pas là… laissez-nous le temps…"

On attend des actes concrets

En attendant Flunch pratique l'égalité H/F comme elle l’entend :

Égalité dans les bas salaires... Égalité dans les mauvaises conditions de travail… Égalité dans l'absence de formation… Égalité dans le manque de reconnaissance…


Comment ça fonctionne ?


L'index de l'égalité femmes-hommes se compose de 5 grands critères qui évaluent les inégalités entre femmes et hommes dans les entreprises sous la forme d'une note sur 100 :

  • L'écart de rémunération entre les femmes et les hommes (compte pour 40 points de la note) L'indicateur recense les rémunérations moyennes des femmes et des hommes dans une entreprise. Les primes de performance et avantages en nature sont prises en compte, mais pas les primes liées aux conditions de travail, de départ et de précarité. Pour obtenir l'intégralité des 40 points, une société devra ramener l'écart entre la rémunération des femmes et celle des hommes à zéro.

  • L'écart de répartition des augmentations individuelles (compte pour 20 points) L'indicateur évalue le pourcentage de femmes et d'hommes qui ont perçu une augmentation dans l'année. Pour obtenir l'intégralité des points, une entreprise devra accorder les mêmes augmentations aux femmes qu'aux hommes, à 2 % près ou à 2 personnes près.

  • L'écart de répartition des promotions, uniquement dans les entreprises de plus de 250 salariés (compte pour 15 points). Les points seront attribués aux entreprises qui, au cours de l'année, promeuvent autant de femmes que d'hommes à 2 % ou à 2 personnes près. Pour les entreprises de 50 à 249 salariés, ce critère est fusionné avec celui de l'augmentation.

  • Le nombre de salariées augmentées à leur retour de congé de maternité (compte pour 15 points). La totalité de la note sera attribuée à une entreprise qui accorde une augmentation aux femmes revenant d'un congé maternité. Si une seule salariée dans cette situation ne perçoit pas d'augmentation, aucun point ne sera accordé à l'entreprise pour ce critère.

  • La parité parmi les 10 plus hautes rémunérations (compte pour 10 points). Pour obtenir ces 10 derniers points, une entreprise devra compter au moins 4 femmes parmi ses 10 plus hauts salaires.

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