• Section Flunch CFDT

Flunch en grève

Dernière mise à jour : 13 févr.


Une grille des salaires qui ne valorise pas les compétences


Les quatre premiers échelons de la grille des salaires de Flunch sont au SMIC (10,57 €) et le cinquième est à un centime d’écart (10,58 €). Cela représente les trois quarts des employés qui sont donc rémunérés au SMIC.

Un employé, qui a acquis des compétences, une vraie expertise, qui souvent forme les nouveaux embauchés, se retrouve avec le même taux horaire que celui qui vient d’arriver.

L’objectif de la direction est-il d’avoir un salaire minimum unique pour l’ensemble des employés ?

La non-revalorisation de la grille a pour conséquence immédiate :

- Une accélération des départs : plus de mille salariés ont quitté l’enseigne entre 2019 et 2020 (hors PSE), et ce phénomène ne semble pas s’arrêter pour la période 2020-2021, entraînant un turn-over inégalé.

- Une démotivation des équipes : les employés se posent, à juste titre, la question de savoir à quoi cela sert-il de s’investir et se former, s’il n’y a pas de reconnaissance en termes de rémunération.



Le silence de la direction : signe d’un mépris total des salariés


La direction reste muette à nos revendications. Ce dédain à l’égard des salariés est reçu comme du mépris ; le mutisme de la Direction en est l’illustration !

Le mouvement de grogne des salariés s’amplifie, avec des grèves dans de nombreux restaurants, qui débrayent sans relâche… D’autres rejoignent le mouvement, afin que la Direction réagisse et fasse évoluer la grille des salaires au 1er janvier 2022. Le mouvement est parti pour durer encore, Flunch ne fait malheureusement pas exception à la règle parmi les entreprises de l’association familiale Mulliez où une politique sociale juste et une dynamique de coconstruction ne sont pas de mise.


À ce jour, 18 restaurants, toute organisation syndicale confondue, ont débrayé et d’autres suivront :

- Amiens.

- Aulnay Sous Bois.

- Bouilac.

- Brive la Gaillarde.

- Carré Senart (Melun)

- Compiègne.

- Sin Le Noble (Douai).

- Leers.

- Lievin.

- Metz (Semecourt)

- Nice.

- Noyelles-Godault.

- Ollioules.

- Plaisir.

- Reims.

- Saint-Omer

- Thionville.

- Vitrolles.


La mise en place de l’APLD : une nouvelle dégradation du pouvoir d’achat


À cette colère des salariés, la Direction répond par la mise en place de l’APLD (Activité Partielle de Longue Durée), permettant de mettre les salariés en chômage partiel, sur une durée de 24 mois, dégradant encore plus les salaires !

Pour votre parfaite information, cet accord a été proposé à la négociation dans notre entreprise Flunch avec les Organisations Syndicales Représentatives (CFDT ; CFE-CGC ; CGT ; FGTA-FO). À l’issue de ces réunions, aucune des organisations syndicales n’a signé cet accord, qui n’a pour seul but que de réduire la masse salariale, à l’encontre du pouvoir d’achat des salariés, qui diminue de jour en jour… Nous demandions le maintien des salaires (100 % du net), sachant que l’APLD permet une prise en charge par la collectivité de 60 %, contre 36 % en chômage partiel hors accord.

Flunch s’appuie désormais sur un accord APLD (signé à 30 %) dans notre branche RCLS (Cafétéria).

Ce dispositif permet de rémunérer les salariés à 70 % du brut en cas de chômage partiel (soit 84 % du salaire net), mais surtout de faire financer par l’état la quasi-totalité de salaires (60 %) ; pour diminuer d’autant les frais de personnel.

Une contrainte, de taille, est qu’il n’est pas permis, durant cette période, d’avoir recours à l’Intérim !

Lorsque l’on connaît aujourd’hui les difficultés pour avoir des effectifs complets sur certains services, mettant les équipes en grande difficulté, occasionnant des fermetures sur certaines séquences ; c’est se tirer une balle dans le pied !

La mise en place de ce dispositif n’aura pour effet que d’accroître la pénibilité des salariés, toutes CSP confondues, d’enfoncer encore un peu plus les employés dans la précarité, et accélérera l’hémorragie des démissions !

Face à une Direction qui n’a de cesse de chercher du résultat, en s’appuyant essentiellement sur des salaires toujours plus bas et des gains incessants de productivité, il est encore temps de réagir et de ne pas céder !






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