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  • Section Flunch CFDT

Compte rendu de la négociation du 8 décembre 2022


Comme convenu avec la direction, nous avons inclus dans ces négociations la NAO ou du moins une première approche de ce que l’entreprise est capable de nous proposer.


En réponse aux derniers échanges, lors de la réunion précédente du 22 novembre, et l’envoi des rectifications apportées par l’entreprise, nous avons de nouveau fait le tour des différents projets d’accords en cours de négociation :


- Accord GEPP (Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels).

- Accord QVT (Qualité de Vie au Travail).

- NAO (Négociation annuelle obligatoire – Salaire).

- Accord annualisation du temps de travail.


Projet accord GEPP :


L’ensemble des organisations syndicales ont estimé que la grille de classification n’était absolument pas réaliste et que les exigences de l’entreprise étaient déconnectées de la réalité.


L’entreprise réitère cependant sa volonté de mettre en place une politique axée sur la polycompétence qui sera selon elle une des clés du redressement de Flunch.


Comme lors des réunions précédentes, un vif débat s’est engagé à ce sujet, à l’issu duquel la direction a décidé de nous communiquer pour la prochaine réunion du 10 janvier sa dernière proposition.


De plus, la direction tient à maintenir sa stratégie de recrutement à 30 heures hebdomadaire minimum tout en sachant que l’objectif est de privilégier l’embauche à 35 heures.


Selon nous, une majorité de salariés ne seront pas intéressés par ce type d’organisation.


En ce qui concerne le recrutement, l’insertion et le maintien dans l’emploi des salariés en situation de handicap ou déclarés inaptes, en cas de départ de l’Entreprise ayant pour motif une inaptitude d’origine professionnelle, l’entreprise participera au financement complémentaire du projet de formation que le salarié souhaite mettre en œuvre dans la limite de 500,00 euros HT et non pas 300,00 euros comme proposés ultérieurement dans les conditions suivantes :


- Le salarié doit mettre en œuvre un projet de formation en mobilisant son CPF dans l’année qui suit son départ de l’Entreprise.


- La demande de financement doit être formulée dans l’année qui suit son départ de l’Entreprise. Un devis ainsi que l’attestation de mobilisation du CPF précisant le montant accordé seront à joindre au dossier.


Le salarié sera informé de ce dispositif lors de l’entretien programmé dans le cadre de la procédure.


Dernier point relatif à la GEPP abordée et le devenir des moniteurs en place qui ne seront pas désignés comme référents. Nous ne sommes pas d’accord sur cette décision, estimant que c’est parfaitement injuste au regard de l’investissement passé des collaborateurs concernés.


Projet accord QVT :


Nous nous sommes étonné que la subrogation ne soit pas mise en place dès l’éventuelle signature de l’accord !


On nous a répondu que c’était pour des raisons d’ordre organisationnelles.


Le montant forfaitaire de 5 euros brut rémunéré, à partir du 3e double dans la semaine, est insuffisant. La direction accepte de revoir sa copie et nous fera parvenir une nouvelle proposition.


L’entreprise a néanmoins tenu à préciser que sans la signature d’un accord d’annualisation, ce dispositif, quelle que soit la proposition finale de l’entreprise ne pourrait être mis en place.


Projet accord NAO :


Est-il vraiment utile de préciser que ce que propose l’entreprise ne nous semble pas du tout approprié aux attentes et aux besoins des collaborateurs ?


Que ce soit la grille des salaires aussi bien par les taux proposés que par sa date d’application (1er juillet 2023) et les périphériques de salaires qui se limitent à une timide augmentation de l’allocation repas qu’on augmente de 0,50 centime d’euros, rien ne nous semble satisfaisant.


Nous avons donc réitéré nos revendications en ce qui concerne la grille des salaires.


La direction a retravaillé sa proposition sans toutefois consentir à changer la date d’application qu’elle veut maintenir comme précitée au 1er juillet 2023.


Cette position nous semble peu acceptable et nous avons donc émis le souhait d’inclure dans l’accord une clause de revoyure destinée à assurer une nouvelle négociation en cas d’une forte augmentation du SMIC. Flunch n’a pas répondu favorablement à la mise en place de ce dispositif.


La CGT n’étant pas représentée lors de cette réunion, les propositions de cette organisation syndicale ne figurent donc pas dans le tableau suivant :



Après de multiples échanges, notamment au niveau de cette fameuse date d’application, Flunch accepte d’avancer la date au 1er juin 2023. Nous prenons note de cette évolution, mais restons néanmoins très réservés sur ce point.


On nous fera parvenir différentes propositions de grille avec des dates d’application différentes. À voir donc…


La direction n’a pas conditionné ces propositions à la signature d’un accord d’annualisation.


En ce qui concerne l’augmentation de l’allocation repas, nous évaluons que l’augmentation de celle-ci devrait être portée à 13,00 euros et non 12,50 euros. L’entreprise n’a pas formulé de refus et nous informera de sa décision à ce sujet.


Projet accord annualisation du temps de travail


Nous ne sommes pas favorables au changement du délai de prévenance porté à 3 jours au lieu de 7, même si comme précisé par l’entreprise ces modifications ne concerneraient que des suppressions de séquences et non des rajouts.


Ces modifications d’horaires seraient effectuées lorsqu’une des situations suivantes se présente :


- Situation d’urgence.

- Annulation d’une commande ou d’une réservation d’un groupe.

- Activité inférieure aux projections d’activité prévisionnelle.


Tous ces cas de figure on des délimitations trop vagues ou invérifiables par les salariés, donc sujets à d’éventuels abus dans les restaurants.


La qualité de vie des salariés peut en être affectée.


Nous avions émis une condition majeure à l’annualisation du temps de travail, celle d’une grille des salaires qui se démarque clairement du salaire minimum. La dernière proposition de la direction se situe pour le niveau N1E2 (35 % des employés) à 11,32 soit 5 centimes au-dessus du futur SMIC (au 1er janvier), ce qui est très insuffisant, d’autant plus pour une mise en application au 1er juin. Il n’est pas concevable de demander un plus grand engagement des salariés au travers de l'organisation du temps de travail sans une vraie contrepartie en termes de rémunération.


Prochaine réunion le 10 janvier 2022.

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